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Histoire de Vimines

Le nouvel arrivant, puisqu’il a choisi de résider à Vimines, n’en ignore pas cette caractéristique qui, dans beaucoup de cas, s’avère déterminante : l’avantage de « vivre à la campagne » avec partout alentour des prés, des bois, leurs promenades sur des sentiers, et simultanément la possibilité de trouver à proximité, à Cognin et Chambéry, les activités économiques et culturelles qui conviennent à chacun.

Devrait-on pour autant (l’absence de traces apparentes et prestigieuses du passé pourrait y prédisposer), se faire de Vimines l’image d’ « un village où il n’a pas dû se passer grand-chose » ? En fait l’Histoire s’y trouve inscrite.

D’abord dans son nom d’origine latine (Vimen, Viminis : l’osier) qui atteste l’existence sur cette colline d’un habitat gallo-romain.

D’autre part dans le tracé des voies de communication on sait qu’au moins depuis l’époque romaine jusqu’au XVIe siècle (assèchement des marécages dans la vallée de l’Hyères et ouverture de la « voie sarde ») et même jusqu’à l’époque napoléonienne (percement du tunnel des Echelles), pour qui voulait aller d’Italie à Lyon ou vienne en passant par Lemenc, la chaîne de l’Epine a constitué un obstacle difficile à franchir. Les Romains déjà avaient cherché des contournements sur les collines pour leur « via appia ». De plus, dès cette époque, les cols de la chaîne de l’Epine avaient été fréquentés parce qu’ils offraient d’appréciables raccourcis. C’est ainsi que Vimines fut depuis un temps très lointain et durablement un lieu de passage. La tradition veut qu’au col de Saint-Michel se soit arrêté un cortège accompagnant la dépouille de l’évêque Saint-Germain-d’ Auxerre décédé lors d’un voyage en Italie et que la grotte proche du col et appelée « grotte de François 1er » doive son nom à une halte que le roi avait été contraint d’y faire au cours d’un orage. A l’aide de récits de voyageurs (XVIe-XVIIe) ou de témoignages plus récents, on peut imaginer comment, venant parfois de loin, à cheval ou porté dans une sorte de chaise en osier, on grimpait ou descendait de la Chaîne de l’Epine, aidé par des villageois qui devaient trouver là un complément de ressources. A l’époque féodale, une preuve de l’implication de Vimines dans la surveillance des voies circulation apparaît dans la construction de « maisons-fortes ». L’une d’elles, le « château de la Sallaz », grâce notamment à sa tour de garde bien conservée, en donne encore aujourd’hui une image significative.

 

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